MBopicua terminal logistique, Fray Bentos Uruguay

Conception et réalisation clé en mains du terminal logistique portuaire.

Palplanche / sheet pile / tablestaca
01/02
Contexte
Contexte

Le projet est implanté dans une anse du fleuve Uruguay, à hauteur du kilomètre 106, en rive Sud. Il est proche de la ville de Fray Bentos et se situe à environ dix kilomètres du pont international General San Martin qui relie cette ville à Port Unzé et Gualegaychú en Argentine.

Localisation

Fray Bentos, Uruguay

Maître d’ouvrage

Constructora Santa Maria

Maître d’oeuvre

AGRA – SIMONS

Entreprise générale

Soletanche Bachy

Il s’agit d’un port à pondéreux fluvial qui, dans cette première phase, disposera d’un quai d’amarrage d’une longueur de 193 m et d’une aire de stockage de plus de 11 hectares.

Les installations comportent en outre 1 000 m2 de bâtiments, 7 km de route d’accès, un réseau d’assainissement, une station de production d’eau potable, un équipement de lutte contre l’incendie, l’éclairage des zones de stockage et des accès, ainsi qu’une lagune pour recueillir les fluides résiduels.

 

Caractéristiques de l’ouvrage

Le quai est parallèle au cours du fleuve. Il est constitué d’une structure cellulaire continue formée de 10 caissons circulaires de 20 m de diamètre chacun, reliés entre eux par 9 cellules de connexion en arc de cercle de moindre diamètre.

Les caissons et leurs cellules de connexion sont réalisés en palplanches. Celles-ci ont une longueur variable entre 11 et 22 m et une fiche variable entre 3 et 8 m.

Le quai comporte une poutre de couronnement en béton armé, de type poutre-caisson avec cloisons intermédiaires.

Sur cette structure, qui s’appuie à la fois sur les caissons et sur leurs remblais de remplissage, sont accrochées les défenses d’accostage et les bites d’amarrage.

A chaque extrémité du quai est implanté un duc d’Albe permettant l’amarrage de bateaux de grande longueur. Chaque duc d’Albe est constitué d’un caisson circulaire identique aux caissons formant le quai cellulaire, avec le même diamètre et le même remplissage.

Toutes les cellules sont remplies de remblai granulaire de telle sorte que l’ensemble de la structure soit apte à supporter les charges et surcharges verticales, les poussées horizontales du sol et des bateaux, ainsi que le choc des bateaux.

La magistrale du quai se trouve à environ 150 m de la rive naturelle pour obtenir le tirant d’eau nécessaire aux bateaux prévus au projet. Deux batardeaux en pierre perpendiculaires à l’axe du fleuve, l’un à l’amont, l’autre à l’aval, relient le quai à la rive.

L’enceinte, ainsi formée par le quai, la rive et les batardeaux, est remplie par remblayage hydraulique de sable approvisionné par barges. Le volume de remblai est de 120 000 m3.

Au-dessus de la cote d’arase des palplanches, le remblai sableux est surmonté par une couche de limon compacté, formant la couche de fondation de la chaussée.

La première bande de 50 m en arrière du quai recevra les sollicitations les plus importantes qui sont celles des grues et autres équipements portuaires.

En conséquence, il a été prévu de traiter cette surface (ainsi que les voiries périphériques) avec des dalles de béton précontraint de 25 cm d’épaisseur, pour une surface totale de 15 000 m2.

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Travaux réalisés :

  • Palplanches : 2 300 t
  • Batardeau en pierre : 55 000 t
  • Remblai en sable : 120 000 m3
  • Terrassement : 320 000 m3
  • Génie civil : 11 500 m3
  • Route d’accès (asphaltée) : 7 km
  • Bâtiments : 1 000 m2